Pour faire pendant au dernier grandir autrement sur les
nouveaux parents au foyer ;-) Parce que le dossier parle très bien de la non-reconnaissance sociale des mères au foyer, des jugements de valeur, mais en fait la société n’a pas plus de
considération pour les mères qui travaillent :-/
C’est bien simple, être mère, c’est être coupable de quelque chose en permanence ! Et c’est en fait le vrai sujet du livre, c’est plus un
essai sur la culpabilité maternelle, mythe culturel profondément ancré, à travers le thème particulier du travail des mères.
On apprend énormément sur le sentiment de culpabilité en lui-même (qui n’est pas, comme je l’ai souvent entendu à propos des mamans
choisissant le biberon, le fait de ne pas assumer ses choix…), sur le poids de la société sur l’image de la mère.
Et bien entendu, puisque le sujet est là, on apprend que les enfants dont les mères travaillent se portent tout aussi bien que ceux dont la
mère ne travaille pas, car le sujet est bien plus complexe qu’une telle vision manichéenne : mieux vaut une mère convaincue de devoir travailler pour apporter le nécessaire à sa famille,
mieux vaut aussi une mère épanouie dans sa vie et dans son travail, qu’une mère au foyer contre son gré ;-) Eh oui, la conclusion est en fait aussi simple que ça : vos enfants iront
bien si vous êtes en accord avec vous-même ! Que vous travailliez par envie ou par obligation, ou bien que vous soyez au foyer pour les mêmes raisons, soyez fière de ce que vous faites et de
ce que vous êtes auprès de vos enfants ;-)
Vous vous souvenez bien sûr d’Isabelle Filliozat et de sa
sensibilité bouleversante (et si ce n’est pas le cas je vous encourage vivement à réparer cette erreur !), Anne-Marie est sa mère ; ce livre écrit à deux est inspiré de leur histoire,
quand Anne-Marie, heureuse de son métier de psychologue, ne l’assumait pourtant pas devant sa fille. Il se conclue par un dialogue mère/fille sur cette incompréhension, qui vous tirera sans
doute, comme à moi, quelques larmes…
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